« Anorexie mentale. »
Le verdict est tombé comme un couperet. Ma mère se tourne vers moi. Je ne bouge pas. Ce n'est pas de moi dont on parle. Ce docteur et ma mère parlent d'une inconnue. Une inconnue souffrant d'anorexie mentale.
« -Madame, reprend la voix sèche du docteur, Votre fille doit se faire hospitaliser dans les plus brefs délais. Son c½ur est en grand danger. A vrai dire, c'est un miracle qu'elle n'est pas atterrie en réa.
-Je comprends, murmure ma mère. »
Elles continuent leur discussion. Je vais être enfermée, alors que je ne suis pas malade!
« -Julie? le docteur attend de moi une réponse.
-Je ne veux pas être hospitalisée! Dis-je la gorge nouée, les larmes aux yeux.
-Voyons un peu de sérieux. Vous ne pouvez pas continuer à perdre un kg par semaine. Vous ne voulez pas mourir? Vous avez besoin d'une prise en charge! »
Je me mets à trembler. Je me lève droite comme un I. Les larmes coulent. Je me mets à crier d'une voix stridente. Je ne veux pas! Je n'en peux plus! Qu'on me laisse en paix! Moi;je me sens bien ainsi!
Ma mère, les docteurs, les infirmiers. Tous essaient de me ramener à la raison. A m'amener dans cette chambre 731! Je crie, pleure, frappe, griffe, crache, m'étrangle, hurle, tempête, menace... Rien n'y fait.
A 15h30 je me retrouve seule. Une perf dans le bras gauche. Sans mon portable. Sans ma mère. Je hais tout. L'hôpital. Les gens qui y sont. Ma mère. Moi pour avoir ces pensées. Je suis épuisée. Finalement, à bout de force, vidée, je me roule sur un coin du lit. Le bras gauche tendu à cause de la perf qui me fait mal. Je bascule dans un sommeil lourd, sans rêves.
Le verdict est tombé comme un couperet. Ma mère se tourne vers moi. Je ne bouge pas. Ce n'est pas de moi dont on parle. Ce docteur et ma mère parlent d'une inconnue. Une inconnue souffrant d'anorexie mentale.
« -Madame, reprend la voix sèche du docteur, Votre fille doit se faire hospitaliser dans les plus brefs délais. Son c½ur est en grand danger. A vrai dire, c'est un miracle qu'elle n'est pas atterrie en réa.
-Je comprends, murmure ma mère. »
Elles continuent leur discussion. Je vais être enfermée, alors que je ne suis pas malade!
« -Julie? le docteur attend de moi une réponse.
-Je ne veux pas être hospitalisée! Dis-je la gorge nouée, les larmes aux yeux.
-Voyons un peu de sérieux. Vous ne pouvez pas continuer à perdre un kg par semaine. Vous ne voulez pas mourir? Vous avez besoin d'une prise en charge! »
Je me mets à trembler. Je me lève droite comme un I. Les larmes coulent. Je me mets à crier d'une voix stridente. Je ne veux pas! Je n'en peux plus! Qu'on me laisse en paix! Moi;je me sens bien ainsi!
Ma mère, les docteurs, les infirmiers. Tous essaient de me ramener à la raison. A m'amener dans cette chambre 731! Je crie, pleure, frappe, griffe, crache, m'étrangle, hurle, tempête, menace... Rien n'y fait.
A 15h30 je me retrouve seule. Une perf dans le bras gauche. Sans mon portable. Sans ma mère. Je hais tout. L'hôpital. Les gens qui y sont. Ma mère. Moi pour avoir ces pensées. Je suis épuisée. Finalement, à bout de force, vidée, je me roule sur un coin du lit. Le bras gauche tendu à cause de la perf qui me fait mal. Je bascule dans un sommeil lourd, sans rêves.
